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La crise n'épargne personne.
Même le meilleur ami de l'homme est touché.

Avoir un animal de compagnie est devenu un luxe.

Ces derniers temps, les associations américaines et européennes de défense des animaux s'alertent : il y a de plus en plus d'abandons de chiens. Ils n'ont plus seulement lieu en été, mais toute l'année. La crise contraint les propriétaires à restreindre leurs dépenses. Ce qui se traduit souvent par un abandon.



La France est championne d'Europe avec ses quelques 65 millions d'animaux domestiques, pour 63 millions d'habitants.

Aux Etats-Unis, la crise des Subprimes a jetté des familles hors de leur maison quant elles n'arrivaient plus à payer les crédits. Et plus de la moitié des foyers américains possède un animal domestique.
La Société américaine pour la prévention de la cruauté aux animaux (ASCPA), une organisation sans but lucratif, fondée par Henry Bergh en 1866 à New York City et qui se consacre à empêcher l'abus des animaux estime sur son site qu'un million de chats et chiens risquent de devenir des sans-abris : l'un de ses centres en Californie a accueilli en un samedi plus d'une trentaine de chiens. Les abandons y ont doublé en quatre mois.

Il faut savoir que rien qu'en nourriture, un chien français coûte de 250 euros par an pour un petit chien, et presque 1000 euros par an pour un gros, selon la Fondation Brigitte Bardot. A cela s'ajoute entre 100 à 300 euros de frais vétérinaires (vaccin, stérilisation etc.). Aux Etats-Unis, il faut compter de 800 à 1200 dollars par an !!

A Barcelone, les abandons se sont multipliés depuis l'été dernier.
A Londres, le Battersea Dogs and Cats home a fait savoir fin décembre que sa capacité d'accueil était dépassée pour la première fois de son histoire.
En France, pour aider les plus démunis, surtout les personnes âgées, à garder leur compagnon, certains refuges de la Société de Protection des Animaux (SPA) organisent des distributions de croquettes, car parmi les animaux de compagnie recueillis par le refuge, les chiens de moyenne et grande taille occupent la quasi-totalité des enclos.


Photo : toolito.com

Récemment, il y a eu l'histoire d'un homme de 56 ans qui contacta le refuge de la Fondation Brigitte Bardot.
Cet homme était Rmiste, menaçé d'expultion de sa maison et cherchait un point de chute pour ses 16 chiens, de magnifiques chiens de chasse de race Setter, Griffon ou Labrador.
Entre arriérés de loyer et procédure de surendettement, l'homme de 56 ans avait connu l'aisance avant un divorce, une liquidation de sa société et un accident peu de temps après.
Malgré son amour pour ses chiens, ce Rmiste a dû se résoudre à solliciter la fondation Bardot et son refuge de la Mare Auzou, dans l'Eure.
Faute de place, l'association n'a hélas pû répondre positivement à sa demande d'aide.
Cet homme n'a donc pour l'instant pas d'autres choix que de continuer à vivre dans sa maison avec ses chiens, malgré le risque encouru de se faire expulser et les impayés qui continuent à s'accumuler.
Les services de la SPA ou les refuges comme celui de la Mare Auzou le confirment : "La crise a une incidence sur les abandons, et l'on reçoit davantage d'appels de gens qui nous disent qu'ils n'y arrivent plus, faute d'argent", constate Constance Cluset de la Fondation Brigitte Bardot. Une nouvelle catégorie de chiens sans abri que l'on retrouve dans des refuges qui ne désemplissent pas.

Mais dans cette situation paradoxale où les chiens représentent un gros poids, ils sont aussi le seul vrai remède aux idées noires pour leur propriétaire.

La confiance d'un chien pour son maître est aveugle et sa loyauté indestructible. Le chien vous suivra partout et tout le temps. Pouvu qu'il soit à vos côtés. Et contrairement à nous, les chiens ne jugent pas leur maître à leur niveau de vie !
Les chiens de compagnie offrent une aide vitale aux SDF en leurs donnant un amour inconditionnel à une époque où une grande partie de la société leur a tourné le dos et ils protègent leurs propriétaires des nombreux dangers de la rue. Les propriétaires sans-abris choisissent souvent de ne pas manger plutôt que de voir leur compagnon avoir faim.